INTERRAIL 5. - đLjubjana, Bled, SlovĂ©nie.
DĂ©jĂ 13 jours, 15 trains, 1530 km, 4 pays, 7 moyens de transports... L'aventure continue. Ce matin nous sommes parties Ă 4h de Ljubljana, capitale de la SlovĂ©nie oĂč nous avons sĂ©journĂ© ces trois derniers jours. C'est assez Ă©trange de se dire que Ljubljana est pour la SlovĂ©nie ce que Paris est pour la France. La ville est si petite! Et pourtant nous ne nous sommes pas ennuyĂ©es...
Mardi 09/08/2022
Aux derniĂšres nouvelles nous nous trouvions dans un bus en direction de DivaÄa. De lĂ , nous avons pris un train qui Ă©tait censĂ© ĂȘtre notre dernier. Ăvidemment, on commence Ă en avoir l'habitude, un contrĂŽleur passe dans les wagons et nous dit "ce train ne va pas Ă Ljubjana, il faudra descendre Ă la gare que je vous indiquerai". Comme on est tous dans le mĂȘme bateau (plutĂŽt dans le mĂȘme train mais vous avez compris), je ne suis pas inquiĂšte du bon dĂ©roulĂ© de la suite. Alors comme prĂ©vu on descend Ă la gare indiquĂ©e par le contrĂŽleur et on monte dans un bus qui nous attend dĂ©jĂ . De lĂ il nous reste une heure avant de parvenir enfin Ă notre destination finale! Il est 20h40 lorsque nous l'atteignons, nous avons prĂšs de 20 minutes d'avance sur notre programme initial.
Pour rejoindre notre nouvel hostel, la Vila Veselova, il nous faut encore marcher une vingtaine de minutes. On en profite pour passer dans la ville et l'on prévoit d'y revenir aprÚs avoir déposé nos affaires. Lorsque l'on débarque devant la porte de l'hostel, il nous faut suivre les indications envoyées par les réceptionnistes (qui ont fini leur journée). Codes, couleurs de portes, étages... une vraie chasse au trésor ahaha.
On entre enfin dans une cuisine au bon Ă©tage. BondĂ©e de jeunes. De jeunes hommes. C'est un peu surprenant au dĂ©but et je ne suis pas trĂšs Ă l'aise en dĂ©couvrant que mon lit est isolĂ© devant la porte du dortoir (Mathilde est sur un lit Ă Ă©tage) mais j'ai dans un mĂȘme temps l'impression d'ĂȘtre Ă Louise de Bettignies, ma rĂ©sidence Ă©tudiante. Et ça pour le coup, me rassure pleinement. Comme si j'Ă©tais Ă nouveau entourĂ©e de mes colocataires adorĂ©s, des plats qui chauffent sur les plaques, des voix qui portent et de la vaisselle sale. Ăa m'avait manquĂ©.
On prend une douche dans les sanitaires communs (2 douches pour une vingtaine de personnes mais on n'a jamais Ă©tĂ© empĂȘchĂ©es d'avoir de la place!). Une italienne est lĂ . TrĂšs sympa. Puis on ressort pour faire un tour de la ville de nuit. TrĂšs vite on tombe sur le centre-ville du vieux Ljubjana, quartier trĂšs vivant et trĂšs touristique aussi. Un homme joue de l'accordĂ©on en tenue traditionnelle. Nous avons l'impression de dĂ©barquer Ă Disney Land (bien que je n'y ai jamais mis les pieds). Il y a de multiples petits ponts illuminĂ©s, de grands bĂątiments rosĂ©s, des cyclistes qui vont et viennent, des gens qui dansent. La ville est vraiment belle et c'est une atmosphĂšre que nous n'avions pas encore eu.
Vers 22h nous rentrons Ă l'auberge. Quelques uns dorment, beaucoup sont sur la terrasse. Il y a de nombreux indiens d'ailleurs, qui semblent ĂȘtre lĂ pour une longue durĂ©e. Celui qui dort sous le lit de Mathilde a de nombreuses et imposantes crĂšmes hydratantes, un mixer et tout un tas de gadgets. Vers 22h30 la lumiĂšre est Ă©teinte, je m'endors sans attendre.
Mercredi 10/08/2022
Mathilde me réveille vers 9h. Aujourd'hui nous passons la journée à Ljubljana. L'italienne rencontrée hier nous a dit qu'il était amplement suffisant de visiter la ville en un jour. Alors on fait nos sacs et c'est partie pour l'exploration ! Pour bien commencer, on passe dans une petite boulangerie slovÚne. Pour le petit déjeuner je choisis une viennoiserie qui me fait bien envie ainsi qu'un chocolat chaud. On se pose sur les escaliers de la grande place. Le chocolat chaud est succulent. La viennoiserie me laisse un goût de pétrole détestable pour toute la journée. Il fallait tenter!
On se dirige alors vers le fameux chĂąteau de la ville. Sur le chemin, on entre dans une exposition. L'artiste est styliste et s'amuse avec des allumettes Ă crĂ©er de magnifiques costumes de Marie-Antoinette, de NapolĂ©on ou encore de Tito. Puis on grimpe, on grimpe, et on atteint enfin le chĂąteau, le Ljubljanski Grad. On profite des tickets 3-18 ans Ă 7€ et parcourons ce monument historique pendant prĂšs d'une heure. Le cachot, la tour donnant sur un splendide panorama de la ville, les salles de musĂ©es associĂ©es. On en apprend sur les invasions turques, les chasses aux sorciĂšres.
à la sortie du chùteau je suis interpellée par Alicia, une connaissance d'Espol (mon école à Lille). Quelle coincidence! Elle parcourt également l'Europe avec deux amies du lycée grùce au pass interrail. Malheureusement on n'a pas eu le temps de se revoir mais j'ai bien hùte d'entendre ses récits à la rentrée :)
On reparcourt la ville en sens inverse pour se poser dans le grand parc Tivoli et pique-niquons dans l'herbe vers 13h30. Comme hier, pùtes, thon, concombre, pois chiches, je n'en peux plus ahaha. Je pense surtout que le goût de pétrole de ce matin n'est toujours pas passé. Je me réconforte avec une longue sieste.
Ă notre rĂ©veil, nous dĂ©cidons d'installer l'application BicikeLJ afin de louer des vĂ©los dans la ville. Il nous faut payer un abonnement hebdomadaire Ă 1€. Ma banque me demande quant Ă elle de valider un payement de 0€. Je ne sais donc pas si je payerai finalement l'abonnement. Bref, nous sortons du parc, tentons de prendre des vĂ©los mais ça ne fonctionne pas! Plus aucune borne n'est connectĂ©e. Juste quand on souhaiterait en emprunter Ă©videmment. Alors on rĂ©flĂ©chit Ă ce que l'on pourrait bien faire... et une idĂ©e nous vient en tĂȘte. Et pourquoi pas aller au cinĂ©ma? C'est ainsi que nous atterrissons dans une salle de cinĂ©ma vide (nous sommes 6), Ă regarder les Minions en slovĂšne. Quand on a demandĂ© au gars de la rĂ©ception s'il Ă©tait possible d'avoir des sous-titres en anglais et qu'il nous a rĂ©pondu par la nĂ©gative, il Ă©tait certain que nous abandonnerions le projet. Et bien non, nous avons vu le film en SlovĂšne sans sous-titres, et nous avons tout compris!
Ă la sortie du cinĂ©ma, les bornes de vĂ©los marchent Ă nouveau. Nous nous empressons d'en prendre et partons au Liddle le plus proche afin de faire les courses pour le soir-mĂȘme ainsi que pour les jours Ă venir. En sortant du magasin il ne reste que le vĂ©lo de Mathilde. Le mien a dĂ» faire un heureux. Juste Ă ce moment, un jeune allant faire ses courses en dĂ©pose un deuxiĂšme. Je vois son vĂ©lo. Il me voit voir son vĂ©lo. Il comprend vite qu'il ne sera plus lĂ en sortant du magasin...
Alors on repart toutes les deux sur nos bicyclettes et déposons nos courses au frigo. On termine la journée comme on l'a commencé : assise sur les escaliers de la grande place avec des radis et des tomates. Sauf que ce soir là , on opte également pour une glace chocolat noir/myrtille qui se place en 4Úme position de notre classement des glaces.
Jeudi 11/08/2022
Contrairement à la premiÚre nuit à Ljubljana au long de laquelle les allers et venues des voyageurs n'ont cessé de couper notre sommeil, cette deuxiÚme nuit se passe à merveille pour moi (un peu moins pour Mathilde apparement...)! à 9h nous sommes à la gare routiÚre pour monter dans un bus qui nous conduit jusqu'à la ville de Bled, au nord-ouest de Ljubjana. Nous y serons pour la journée. Bled est trÚs connue pour son lac et son chùteau. Un de mes premiers objectifs de voyage est justement de faire du kayak dans ce beau lac bleu clair. Alicia que nous avons croisée hier au chùteau nous a cependant prévenu qu'elle n'avait pas remarqué de kayaks à Bled. J'ai bien peur que mon objectif soit compromis...
à l'arrivée, nous entamons directement le tour du lac à pieds. Il me fait beaucoup penser à Annecy ainsi qu'au lac de Pokhara au Népal. Au bout d'une heure nous sortons du chemin pour grimper dans la montagne et rejoindre un magnifique point de vue sur le lac, l'Ojstrica. Il y a foule là -haut. Nous redescendons et terminons le tour du lac pour un total de 2h de marche.
En effet, nous voyons peu de kayaks. Les seuls que nous apercevons semblent appartenir à des particuliers... au contraire il y a une multitude de paddles et de barques. Mais ça, ça ne m'attire pas spécialement. On passe dans une petite boulangerie, la vendeuse est excrecrable. On achÚte deux boreks (plat typique slovÚne avec de la pùte feuilletée) et nous posons sur une pelouse inclinée qui borde le lac. Le plat est un délice, Mathilde semble l'apprécier un peu moins. Je pense que mon estomac criait famine. J'ai d'ailleurs craqué pour une seconde spécialité slovÚne, le Gibanica. Un gùteau à base de pomme, de raisins, de noix, de pavot, de lait caillé et de pùte sablée. La part est beaucoup trop grosse pour moi, je la finirai au goûter. Mais que c'est bon! Internet me dit que la Slovénie est culinairement trÚs riche, avec environ 120 spécialités. Je ne pourrai hélas pas tout goûter.
On entame une sieste d'une heure trente environ. Lorsque je me rĂ©veille, Mathilde observe les pĂȘcheurs devant nous. Ils sortent un Ă©norme poisson de l'eau. Tous les passants s'arrĂȘtent pour admirer le spectacle. Un deuxiĂšme poisson, plus petit cette fois-ci, est Ă son tour capturĂ©. Puis ma cousine me dit "regarde le club Ă droite, ils ont un kayak il me semble". Ah oui? Sans grande conviction on range nos affaires et nous dirigeons vers ce club. En moins de 5 minutes nous sommes sur le kayak bi-place au milieu du lac. On se regarde Ă©tonnĂ©es. Pas de gilets de sauvetage, pas d'instructions. Le moniteur nous a tendu les pagaies et c'Ă©tait parti. Si rapide et si simple. Quel bonheur. Mon objectif est atteint et ce moment de navigation est particuliĂšrement apaisant. On fait le tour de l'Ăźle au milieu du lac. Nous sommes de retour sur la terre ferme aussi vite que nous l'avions quittĂ©e. Alors on se pose Ă nouveau Ă l'ombre et attendons le bus de 18h.
De retour à Ljubljana, nous récupérons des vélos, rachetons deux brugnons et une banane et sommes de retour à l'hostel. On fait cuire la semoule pour demain, on se douche. Un français vient de débarquer, Djia ? Le pauvre s'est réveillé de soirée sans téléphone, piÚce d'identité, appareil photo, sans souvenirs, sans rien. Et ses potes ont pris le train pour Budapest sans lui ce matin. Le problÚme est surtout que sans son téléphone il ne peut pas accéder à l'application qui nous permet de réserver les trains. Alors il est bloqué pour un temps incertain à Ljubjana... nous lui disons que nous partons pour Budapest le lendemain. Il nous suivra s'il le peut.
Ce soir est notre dernier soir en SlovĂ©nie et comme Ă notre habitude nous avons droit Ă un restaurant. Dans un train pour la capitale j'avais Ă©voquĂ© mon envie de plat indien Ă Mathilde. Nous avons Ă©galement, comme Ă©voquĂ© plus tĂŽt, cohabitĂ© avec de nombreux indiens. Cela implique ĂȘtre rĂ©veillĂ©es par le bruit d'un mixer qui prĂ©pare des nans (pains indiens) Ă 7h du matin et sentir la bonne odeur de cette culture. Bref, j'avais envie de plat indien, Mathilde aussi, et nous avions remarquĂ© plusieurs restaurants parfaits pour assouvir ce dĂ©sir. Alors ce jeudi soir, vers 20h30 nous dĂ©ambulons dans les rues de la ville Ă la recherche du lieu idĂ©al. Mais tout est plein. Le restaurant Namaste nous attire particuliĂšrement. Ă 21h, nous acceptons donc d'attendre 1h (selon les serveurs) avant d'ĂȘtre servies. Lire le menu me fait beaucoup de bien. Tous mes souvenirs du NĂ©pal ressurgissent. Les nans, les momos, les paneer butter,... J'opte finalement pour un chicken curry et du garlic roti (pain Ă l'ail), Mathilde pour un plat de lĂ©gumes et un nan. Sauf que 1h plus tard nous ne sommes toujours pas servies et les gens autour de nous qui sont arrivĂ©s aprĂšs, eux, le sont. Je commence Ă me dire que la commande n'est pas arrivĂ©e en cuisine. Je questionne la serveuse qui n'a pas l'air trĂšs au courant. Mathilde est affamĂ©e. Au bout de 1h20 on se lĂšve et quittons la terrasse. Non mais ho! Pourtant, qu'est-ce que j'avais envie de ce chicken curry!!!
On finit par manger un trĂšs bon kebab, servi en 2 minutes.
Vers 23h nous prenons le chemin retour vers l'hostel. Nous croisons Djia en cours de route. Il a rĂ©ussi Ă rĂ©cupĂ©rer son appareil photo dans une boĂźte de nuit. Son tĂ©lĂ©phone lui n'est plus gĂ©o-localisable. Il tentera tout de mĂȘme de prendre le train de 5h demain matin avec nous. On se met d'accord : rĂ©veil Ă 4h pour un dĂ©part de l'auberge Ă 4h30 maximum. Avec Mathilde on prĂ©pare nos sacs et vous connaissez la suite : pipi, les dents, au lit.
Vendredi 12/08/2022
Mathilde me rĂ©veille, il est l'heure de se prĂ©parer. En mettant ma montre Ă mon poignet je suis déçue de voir qu'elle est dĂ©rĂ©glĂ©e. Elle indique 4h40. Puis, je regarde mon tĂ©lĂ©phone. 4h40. Ah. ProblĂšme. Je prĂ©viens Mathilde (qui a, sĂ»rement par fatigue, mis un rĂ©veil Ă 4h30 au lieu de 4h), on boucle nos sacs et on commence Ă courir dans la rue. C'est impossible d'avoir le train. Nous aurions dĂ» avoir 20 minutes de marche... Nous avons finalement 10 minutes de course. Le train est encore lĂ lorsque nous montons Ă bord, juste Ă temps avant qu'il ne dĂ©marre. On souffle. SoulagĂ©es. C'est parti pour 8h de train en direct de Ljubljana Ă Budapest. Nous sommes Ă la moitiĂ© du trajet et tout roule comme sur des roulettes. Plus rien ne semble pouvoir nous empĂȘcher d'atteindre cette nouvelle capitale et de prendre part au fameux Sziget Festival !
Le 15/08, vous dĂ©couvrirez toutes nos aventures Ă Budapest đ
En attendant vous pouvez aussi suivre l'aventure en direct via la page : Polarstep - Louise MIGNARD





















































Extra merci. Louise t arrive t il souvent de manger du pétrole ?!
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