Mardi 09/08/2022
Aux derniĂšres nouvelles nous nous trouvions dans un bus en direction de DivaÄa. De lĂ , nous avons pris un train qui Ă©tait censĂ© ĂȘtre notre dernier. Ăvidemment, on commence Ă en avoir l'habitude, un contrĂŽleur passe dans les wagons et nous dit "ce train ne va pas Ă Ljubjana, il faudra descendre Ă la gare que je vous indiquerai". Comme on est tous dans le mĂȘme bateau (plutĂŽt dans le mĂȘme train mais vous avez compris), je ne suis pas inquiĂšte du bon dĂ©roulĂ© de la suite. Alors comme prĂ©vu on descend Ă la gare indiquĂ©e par le contrĂŽleur et on monte dans un bus qui nous attend dĂ©jĂ . De lĂ il nous reste une heure avant de parvenir enfin Ă notre destination finale! Il est 20h40 lorsque nous l'atteignons, nous avons prĂšs de 20 minutes d'avance sur notre programme initial.
Pour rejoindre notre nouvel hostel, la Vila Veselova, il nous faut encore marcher une vingtaine de minutes. On en profite pour passer dans la ville et l'on prévoit d'y revenir aprÚs avoir déposé nos affaires. Lorsque l'on débarque devant la porte de l'hostel, il nous faut suivre les indications envoyées par les réceptionnistes (qui ont fini leur journée). Codes, couleurs de portes, étages... une vraie chasse au trésor ahaha.



On entre enfin dans une cuisine au bon Ă©tage. BondĂ©e de jeunes. De jeunes hommes. C'est un peu surprenant au dĂ©but et je ne suis pas trĂšs Ă l'aise en dĂ©couvrant que mon lit est isolĂ© devant la porte du dortoir (Mathilde est sur un lit Ă Ă©tage) mais j'ai dans un mĂȘme temps l'impression d'ĂȘtre Ă Louise de Bettignies, ma rĂ©sidence Ă©tudiante. Et ça pour le coup, me rassure pleinement. Comme si j'Ă©tais Ă nouveau entourĂ©e de mes colocataires adorĂ©s, des plats qui chauffent sur les plaques, des voix qui portent et de la vaisselle sale. Ăa m'avait manquĂ©.
On prend une douche dans les sanitaires communs (2 douches pour une vingtaine de personnes mais on n'a jamais Ă©tĂ© empĂȘchĂ©es d'avoir de la place!). Une italienne est lĂ . TrĂšs sympa. Puis on ressort pour faire un tour de la ville de nuit. TrĂšs vite on tombe sur le centre-ville du vieux Ljubjana, quartier trĂšs vivant et trĂšs touristique aussi. Un homme joue de l'accordĂ©on en tenue traditionnelle. Nous avons l'impression de dĂ©barquer Ă Disney Land (bien que je n'y ai jamais mis les pieds). Il y a de multiples petits ponts illuminĂ©s, de grands bĂątiments rosĂ©s, des cyclistes qui vont et viennent, des gens qui dansent. La ville est vraiment belle et c'est une atmosphĂšre que nous n'avions pas encore eu.
Vers 22h nous rentrons Ă l'auberge. Quelques uns dorment, beaucoup sont sur la terrasse. Il y a de nombreux indiens d'ailleurs, qui semblent ĂȘtre lĂ pour une longue durĂ©e. Celui qui dort sous le lit de Mathilde a de nombreuses et imposantes crĂšmes hydratantes, un mixer et tout un tas de gadgets. Vers 22h30 la lumiĂšre est Ă©teinte, je m'endors sans attendre.
Mercredi 10/08/2022
Mathilde me réveille vers 9h. Aujourd'hui nous passons la journée à Ljubljana. L'italienne rencontrée hier nous a dit qu'il était amplement suffisant de visiter la ville en un jour. Alors on fait nos sacs et c'est partie pour l'exploration ! Pour bien commencer, on passe dans une petite boulangerie slovÚne. Pour le petit déjeuner je choisis une viennoiserie qui me fait bien envie ainsi qu'un chocolat chaud. On se pose sur les escaliers de la grande place. Le chocolat chaud est succulent. La viennoiserie me laisse un goût de pétrole détestable pour toute la journée. Il fallait tenter!








On se dirige alors vers le fameux chĂąteau de la ville. Sur le chemin, on entre dans une exposition. L'artiste est styliste et s'amuse avec des allumettes Ă crĂ©er de magnifiques costumes de Marie-Antoinette, de NapolĂ©on ou encore de Tito. Puis on grimpe, on grimpe, et on atteint enfin le chĂąteau, le Ljubljanski Grad. On profite des tickets 3-18 ans Ă 7€ et parcourons ce monument historique pendant prĂšs d'une heure. Le cachot, la tour donnant sur un splendide panorama de la ville, les salles de musĂ©es associĂ©es. On en apprend sur les invasions turques, les chasses aux sorciĂšres.
à la sortie du chùteau je suis interpellée par Alicia, une connaissance d'Espol (mon école à Lille). Quelle coincidence! Elle parcourt également l'Europe avec deux amies du lycée grùce au pass interrail. Malheureusement on n'a pas eu le temps de se revoir mais j'ai bien hùte d'entendre ses récits à la rentrée :)
On reparcourt la ville en sens inverse pour se poser dans le grand parc Tivoli et pique-niquons dans l'herbe vers 13h30. Comme hier, pùtes, thon, concombre, pois chiches, je n'en peux plus ahaha. Je pense surtout que le goût de pétrole de ce matin n'est toujours pas passé. Je me réconforte avec une longue sieste.





Ă notre rĂ©veil, nous dĂ©cidons d'installer l'application BicikeLJ afin de louer des vĂ©los dans la ville. Il nous faut payer un abonnement hebdomadaire Ă 1€. Ma banque me demande quant Ă elle de valider un payement de 0€. Je ne sais donc pas si je payerai finalement l'abonnement. Bref, nous sortons du parc, tentons de prendre des vĂ©los mais ça ne fonctionne pas! Plus aucune borne n'est connectĂ©e. Juste quand on souhaiterait en emprunter Ă©videmment. Alors on rĂ©flĂ©chit Ă ce que l'on pourrait bien faire... et une idĂ©e nous vient en tĂȘte. Et pourquoi pas aller au cinĂ©ma? C'est ainsi que nous atterrissons dans une salle de cinĂ©ma vide (nous sommes 6), Ă regarder les Minions en slovĂšne. Quand on a demandĂ© au gars de la rĂ©ception s'il Ă©tait possible d'avoir des sous-titres en anglais et qu'il nous a rĂ©pondu par la nĂ©gative, il Ă©tait certain que nous abandonnerions le projet. Et bien non, nous avons vu le film en SlovĂšne sans sous-titres, et nous avons tout compris!
Budapest, comme on nous l'avait dit, est une ville festive. Notre court séjour a été fort en sensations et nous donne trÚs certainement envie d'y rester un peu plus longtemps. Mais voilà que nous sommes déjà dans le train pour notre prochaine destination et qu'il nous faut nous contenter des souvenirs qui ont marqué ce séjour...
Vendredi 12/08/2022
13h28, nous arrivons enfin à la gare de Budapest-Kelenfoeld. Aucun problÚme majeur, nous avons seulement dû bouger quelques fois à cause de personnes réclamant leur place. Nous pouvons en effet prendre les trains mais nous ne sommes pas assurées d'avoir une place, à moins de payer des frais de réservations supplémentaires. Il nous faut ensuite prendre le métro 3 puis le tram 2 pour rejoindre le quartier bancaire de la capitale. Notre check-in est à 15h, nous nous posons donc sur un banc pendant une vingtaine de minutes pour patienter.
Vers 14h50, nous retrouvons un jeune en charge de nous faire le check-in. Il n'a jamais mis les pieds dans le bùtiment, c'est assez comique. Mais ça me paraßt plutÎt sympa comme job d'été ! Cette fois-ci nous avons dû réserver un Airbnb, faute de place en auberge et à cause de prix exorbitants s'il en restait. Alors ça nous fait tout bizarre d'avoir ce studio pour nous 2 aprÚs une dizaine de jours en dortoirs! Je pensais d'ailleurs que les photos étaient prises en grand angle sur le site, finalement le studio est encore plus grand que ce qu'il ne paraissait. Un grand lit, une salle de bain dans laquelle on peut laisser nos affaires, une cuisine dont les plaques ne marchent pas hélas, un canapé,... la totale. Mathilde se fait un petit café, je vide mon sac et prends une douche.
Aujourd'hui c'est l'anniversaire de Clara, mon amie des Pays-Bas. Et devinez quoi? Elle fait Ă©galement interrail et se trouve Ă Budapest en ce moment mĂȘme!! Nous nous sommes rendues compte de la coincidence un peu plus tĂŽt dans l'Ă©tĂ©. Ăa tombe trĂšs trĂšs bien. Alors certes Clara viendra avec nous demain au festival et c'est un trĂšs beau cadeau d'anniversaire, mais nous lui avons tout de mĂȘme proposĂ© de venir prendre un apĂ©ro Ă la maison ce soir. En attendant qu'elle finisse sa visite guidĂ©e de la ville nous sortons nous promener dans le quartier.
Nous l'ignorions mais nous sommes à 2 pas du Parlement hongrois. Celui-ci est architecturalement splendide. Nous sommes aussi tout prÚs des quais qui bordent le Danube. Bref, nous sommes trÚs bien placées. Il y a une manifestation écologique (on a utilisé Google trad pour déchiffrer les pancartes) qui s'organise. Une manifestation dans la capitale, ce n'est pas banale. D'autant que les médias se multiplient. Nous on en profite pour passer au Spare et faire nos courses pour l'apéro. Mis à part un paquet de Doritos, nous optons pour de bons aliments : concombre, saucisses, tomates, poivron... et préparons tout cela à notre retour.
Nous retrouvons Clara vers 19h. C'est plutĂŽt drĂŽle de la retrouver lĂ , en Hongrie, le jour de son anniversaire. J'espĂšre que l'apĂ©ro lui a plu. Elle est trĂšs contente de son pĂ©riple jusqu'alors. Elle est allĂ©e Ă Berlin, Prague, Vienne notamment. Elle repartira ensuite en SlovĂ©nie pour retrouver sa famille. En ce moment elle loge dans un hostel trĂšs convivial. Tout le monde Ă©change, passe des soirĂ©es ensemble, sort faire la fĂȘte. Elle nous propose donc d'y aller, ce que nous faisons. 30 minutes de marche et nous y sommes. Il y a moins de monde que d'habitude car beaucoup sont dĂ©jĂ au festival. On a tout de mĂȘme l'occasion de parler Ă des Australiens (il y en a Ă©tonnamment beaucoup!), une nĂ©erlandaise, deux allemands, une anglaise. Nous sommes posĂ©s sur une terrasse extĂ©rieure. Le ciel est dĂ©gagĂ©. Alors qu'il est presque minuit, Clara propose aux autres de sortir dans un bar. Avec Mathilde on est claquĂ©es. Pour rappel, nous nous sommes levĂ©es Ă 4h ce matin. Alors on dĂ©cline l'offre et rentrons chez nous. On ne tarde pas Ă s'endormir.
Samedi 13/08/2022
C'est le grand jour!!! Nous nous rendons au Sziget Festival đđ„ Nos pass sont valides de ce matin 6h Ă demain matin 8h. J'Ă©tais tentĂ©e par le cours de yoga du festival Ă 10h, mais finalement nous avons prĂ©fĂ©rĂ© dormir un peu plus. Pas trĂšs envie d'arriver claquĂ©es et de ne pas pouvoir profiter de l'Ă©vĂ©nement. Bref, pas de yoga ce matin. On se prĂ©pare (on met surtout des vĂȘtements auxquels on ne tient pas beaucoup au cas oĂč ils se prennent de la bierre ou de la peinture), on remplie nos gourdes d'eau et vers 10h nous sommes en route. M2, H5, nous y voilĂ !
1Úre étape, récupérer nos bracelets. Ceux-ci sont en carton. Nous aurions préféré ceux en tissu mais ils sont réservés aux pass de plusieurs jours. Nous récupérons également des passeports pour la République de Sziget. Nous sommes en effet désormais officiellement des szitizens ! Le Festival se déroule sur une gigantesque presque ßle dédiée à l'évÚnement. Pour y accéder nous devons passer un pont. L'ßle de la liberté. Celle-ci accueille annuellement environ 500 000 festivaliers... (la derniÚre édition date de 2019).
Comme nous ne savons pas trop par quoi commencer, nous nous posons au premier stand, celui de Greenpeace. Il fait partie de l'espace NGO du festival. De lĂ nous discutons avec de jeunes hongroises engagĂ©es pour l'Ă©cologie (et critiquant l'inaction du gouvernement de Viktor OrbĂĄn) et crĂ©ons des badges. Puis les filles nous conseillent d'aller jeter un coup d'Ćil Ă l'espace Art.
Avant cela on fait un arrĂȘt Ă un autre stand non loin, celui de l'association d'une Ă©cole de relations internationales de Budapest. Avec Mathilde on tente un quiz, mais n'obtenons pas plus de 17/26. Au moins je sais dĂ©sormais que la constitution du pays date de 2012. On nous offre un porte-clĂ©.
Il y a un aspect trĂšs ambiguĂ« dans ce festival. Ă la fois celui-ci prĂŽne le respect de l'environnement et y accorde beaucoup d'importance dans ses communications (camping vert, concours d'engagement, gobelets rĂ©utilisables...) et en mĂȘme temps chaque stand propose des centaines de goodies, des sacs, des porte-clĂ©s, des Ă©ventails, des stylos... tout un tas de choses non nĂ©cessaires. Ăa questionne la lĂ©gitimitĂ© de son image verte.
Nous continuons le tour de l'Ăźle et arrivons enfin Ă l'espace dĂ©diĂ© aux activitĂ©s artistiques. Il y a de tout. C'est comme si nous entrions dans un grand centre aĂ©rĂ© pour les adultes. On peut faire de la peinture (nous optons pour le body painting avec Mathide), du collage, on crĂ©e mĂȘme des bandanas fort utiles contre la poussiĂšre. Cette poussiĂšre est vraiment le gros point noir du festival. On en respire tout au long de la journĂ©e et le lendemain ce sont les bronches qui souffrent.
AprĂšs un trĂšs bon moment artistique, il est l'heure de passer Ă l'espace restauration. Il y a en fait de multiples stands partout sur l'Ăźle mais Ă ce moment nous n'en avions repĂ©rĂ© qu'une petite partie. Alors aprĂšs avoir comparĂ© les offres, nous nous dĂ©cidons Ă prendre une boĂźte de nuggets au poulet, de frites et surtout... de lĂ©gumes!!! On est ravies de manger des choux rouges, de la salade et des tomates. Le tout nous remplit bien le ventre et nous sommes prĂȘtes pour la suite.
En continuant de nous balader (c'est interminable et ce sentiment d'infinitĂ© de possibilitĂ©s est trĂšs plaisant) nous tombons sur l'espace Tent without borders. Je suis particuliĂšrement attirĂ©e par le stand du Haut Commissariat aux RĂ©fugiĂ©s, des Nations Unies (UNHCR) et commence Ă Ă©changer avec un homme qui travaille pour la branche de Budapest. Celle-ci supervise aussi la SlovĂ©nie, la Croatie, la Roumanie. La situation en Ukraine est au cĆur de l'engagement actuel. Durant notre sĂ©jour en Hongrie nous nous sommes rendues compte de l'importance accordĂ©e Ă ce conflit dans le pays. Hongrie et Ukraine ont en effet une frontiĂšre commune et l'enjeu d'accueil des migrants est de taille.
Cependant, le UNHCR reste heureusement (j'aurai plutÎt envie de dire "trÚs malheureusement") engagé sur d'autres fronts. J'enfile ainsi un casque de réalité virtuelle et pars à la rencontre d'une jeune fille syrienne réfugiée avec sa famille dans un camp en Jordanie. Cela fait 2 ans qu'ils y sont. Je suis frappée par les regards des jeunes qui se tournent vers la caméra comme face à une réelle personne. Je suis frappée aussi par la misÚre, le manque de provisions alimentaires, la précarité dans laquelle sont plongées les familles, le manque d'éducation car aprÚs tout "on pourra toujours retourner à l'école quand la guerre sera finie". Mais quand la guerre cessera-t-elle? Le peu d'ordinnateurs disponibles sont utilisés par les adolescents pour des jeux vidéos aussi violents que la vie qui leur est imposée. Les filles jouent au foot, interdite de salle informatique.
Je sais que je veux travailler dans ce milieu.
On remercie l'homme et l'on continue notre ballade avec Mathilde. On se pose enfin Ă terre pour assister Ă un spectacle de marionnettes vietnamien.
C'est ainsi que Clara nous retrouve. Elle s'est trompĂ©e d'Ăźle et nous a donc rejoint plus tard que prĂ©vu, mais la voilĂ ! Nous dĂ©couvrons tout d'abord un espace mini-fĂȘte foraine. C'est vraiment drĂŽle de voir ressurgir l'Ăąme d'enfant de tous les festivaliers. Nous sommes probablement les plus jeunes, la plupart ont entre 26 et 30 ans (il y a aussi quelques enfants). Nous hĂ©sitons Ă attendre devant une roulotte pour une rĂ©vĂ©lation de notre futur, mais Clara a trop peur de ce qu'on pourrait lui dire et avec Mathilde nous n'avons pas trĂšs envie d'attendre. Une prochaine fois!
La musique commence Ă s'entendre sur quelques scĂšnes. Le Samsung Colosseum a une ambiance que nous aimons particuliĂšrement. Il n'y a pas encore beaucoup de monde sur le dance floor et ça aussi nous l'apprĂ©cions. Certaines personnes sont dĂ©jĂ complĂštement arrachĂ©es. Une dame danse collĂ©e Ă la sono, en transe. Depuis ce matin nous voyons en effet les gens dĂ©ambuler sur l'Ăźle comme des zombies. Nous avons Ă©galement pu Ă©changer avec nombre d'entre eux qui nous partagent leur expĂ©rience. Peu nous conseillent de dormir en tente une autre fois. C'est Ă en devenir fou. L'hygiĂšne est dĂ©plorable, il y a des files d'attente interminables pour les douches. De la poussiĂšre surtout. Mais c'est aussi vraiment comique de voir ces gens dormir partout oĂč il est possible de s'allonger, sur une scĂšne, sur des bidons d'eau, dans l'herbe, partout vraiment.
Le Samsung Colosseum est une scÚne relativement petite par rapport à la Main stage. Elle est en extérieur mais encerclée par des murs de cagettes en bois. Avec Mathilde, dÚs que nous souhaitons y retourner nous nous disons "on retourne dans les cagettes de fruits?" C'est un peu ça. Le dj change toutes les deux heures. C'est toujours de la techno et nous ça nous convient bien. Pas besoin d'alcool nous sommes immédiatement transportées dans un monde parallÚle. Un monde qui nous ramÚne à nos sens et notre condition d'humain bercé par la musique. C'est fou l'effet que ça a.
On rencontre beaucoup de français, qui semblent reprĂ©senter un quart des festivaliers (peut ĂȘtre un peu moins mais c'est certain nous sommes nombreux). Drapeaux français, drapeaux bretons... on assiste Ă©galement au premier concert de la journĂ©e sur la Main stage, celui de Kensington, un groupe de musiciens nĂ©erlandais. Les Pays-Bas sont aussi largement representĂ©s. Puis Lewis Capaldi leur succĂšde. Lewis Capaldi, notamment Ă l'origine de "Before you go", "Forever", "Bruises", "Someone you loved"... un grand artiste quoi. Et encore une fois il nous boucle le bec et on se retrouve tous muets devant sa prestation, comme en grande communion. Certaines larmes coulent, beaucoup de regards s'Ă©changent. C'est un trĂšs beau moment.
On dĂ©cide de quitter la scĂšne un peu avant la fin de la prestation afin de manger un bout. Il est 20h, nous optons pour des parts de pizzas. Cela nous permet de revenir sur la Main Stage 10 minutes aprĂšs Lewis Capaldi et 30 minutes avant le dĂ©but de la plus grande prestation de la journĂ©e, celle de Calvin Harris. GrĂące Ă cette technique nous sommes particuliĂšrement bien placĂ©es. Le show commence Ă 21h30 et c'est partie pour 1h15 de pure folie. La foule est en dĂ©lire, nous sommes des centaines de milliers Ă sauter en rythme. C'est Ă ce moment que l'on ne se demande mĂȘme plus pourquoi l'on saute justement. Le corps et la musique en font leur affaire.
Le drapeau breton vole derriĂšre nous.
Puis on enchaßne avec Ofenbach, un groupe français qu'on attendait avec impatience et dont le show dépasse nos attentes. Viennent Allan Walker, Patrice Baumel. Clara rentre chez elle. Avec Mathilde nous terminons vers 4h30 avec Joris Voorn dans les cagettes de fruits désormais bondées de monde. Un groupe se pavane avec un parasol, je crois qu'ils ont peur de se prendre un coup de soleil.
Le timing de notre retour est parfait. Nous sommes des centaines Ă vouloir prendre le mĂȘme mĂ©tro/tram H5 mais il arrive juste Ă temps et au bon endroit pour que nous y montions sans attendre. De mĂȘme pour le M2. Ă la maison nos prenons une bonne douche, l'eau est marron, et nous couchons vers 6h30. Quelle journĂ©e. Nous avons dĂ©jĂ fait 9 000 pas ce matin ;)
Dimanche 14/08/2022
Aujourd'hui, lever à 10h du matin. La nuit fut courte mais nous souhaitons profiter de cette derniÚre journée à Budapest. La ville est encore une grande inconnue que nous souhaitons connaßtre un peu plus. Nous passons d'abord un peu de temps à préparer le programme de la journée, je lis des conseils sur Internet. Puis nous nous mettons d'accord sur notre prochaine destination. Jusqu'alors, chacune était en effet prévue à l'avance. Or nous n'avions toujours pas d'idée de lieu pour la derniÚre. J'avais trÚs envie d'aller en montagne en Autriche. Mathilde a bien aimé l'idée d'un sas de décompression avant de rentrer à la maison. Alors aprÚs pas mal de recherches nous réservons finalement une sorte de lodge à Kappl, dans le Tyrol. Voilà une bonne chose de faite, nous avons hùte.
Vers 12h nous mangeons nos restes de semoule, maïs, jambon. Puis nous commençons une longue marche d'aprÚs-midi. Nous nous balladons d'abord le long des quais. Puis rejoignons la plus grande synagogue d'Europe, celle de Dohà ny. Nous ne pouvons la visiter car nous sommes en short et débardeur mais ça tombe sûrement bien car l'entrée est trÚs chÚre. Alors nous continuons la marche sur l'avenue des champs elysées hongroise, l'Andrassy Ut. Sur le chemin nous craquons pour une spécialité sucrée hongroise, les Kurtoskalacs. Une sorte de brioche cuite au feu de bois. Nous avons également de la glace à l'intérieur et des coulis caramel/chocolat par dessus. Nous trouvons également des cartes postales.
Nos jambes sont Ă©puisĂ©es et nous faisons une petite pause dans un parc. Au total nous faisons 36 000 pas aujourd'hui, un vĂ©ritable record! Alors que c'est sĂ»rement la journĂ©e oĂč notre corps est le plus fatiguĂ©... Mais nous, ça nous plaĂźt de marcher.
On passe ensuite un pont pour rejoindre la seconde partie de la ville, Buda. L'idĂ©e est de marcher jusqu'au chĂąteau puis jusqu'Ă la statue de la libertĂ© qui surplombe la ville. On s'arrĂȘte Ă la premiĂšre Ă©tape. C'est bien suffisant. Je m'offre un cappuccino et ça me fait grand bien.
Un autre de mes objectifs de voyage est de me rendre dans un des fameux bains thermaux de Budapest. Via la carte 2 jours Ă Budapest que nous avons achetĂ©e avec Mathilde, nous avons droit Ă un bain. Ăvidemment, nous sommes tentĂ©es par le plus rĂ©putĂ©, celui de SzĂ©chenyi. Ma cousine est Ă©puisĂ©e et pas spĂ©cialement motivĂ©e par l'idĂ©e, mais on pense toutes deux que ça vaut le coup d'y aller. Et moi je veux rĂ©aliser mon objectif!!! Alors on s'y rend en bus en une trentaine de minutes.
Ăvidemment, parce que ça commençait Ă nous manquer, commencent ainsi les galĂšres. Les employĂ©s du bain nous disent qu'ils ne peuvent pas accepter notre QR code. Il nous faut une carte matĂ©rialisĂ©e ainsi qu'un bracelet et un coupon. On est un peu sur les nerfs. Le gars prend mon tĂ©lĂ©phone pour me montrer un point oĂč nous rendre. Il est 18h30, nous hĂ©sitons. Nous sommes si prĂšs du but! Alors nous prenons le M2 et rejoignons ce fameux point en un quart d'heure. Le bureau est en train de fermer, nous arrivons juste Ă temps pour nous faufiler Ă l'intĂ©rieur, rĂ©cupĂ©rer la carte, le bracelet, le coupon et nous sommes Ă nouveau dans le M2 pour passer Ă la maison rĂ©cupĂ©rer des tongs qui sont obligatoires, du savon et une serviette de bain. On est fatiguĂ©es mais tout s'enchaĂźne assez bien, on a beaucoup de chance sur le trajet et j'ai surtout tellement hĂąte de relĂącher tous mes muscles dans l'eau chaude des bains!! Je n'avance que pour ce moment lĂ . On est de retour au SzĂ©chenyi thermal bath Ă 19h55. La billetterie fermĂ© Ă 20h. On passe, on se change et on dĂ©couvre enfin le lieu. Et quel lieu ! J'ai l'impression de me retrouver au paradis. Avec nos galĂšres on arrive 1h avant la fermeture et il y a donc moins de monde que prĂ©vu. Tant mieux. On voit d'abord 3 bains extĂ©rieurs. Nous dĂ©posons nos serviettes sur des chaises longues et entrons dans l'eau d'une trentaine de degrĂ©s. Que c'est bon. Je sens la dĂ©livrance instantanĂ©e et l'effort rĂ©compensĂ©. Hier nous Ă©tions dans le plus grand festival d'Europe, aujourd'hui nous nous prĂ©lassons dans des bains chauds. Sommes-nous bĂ©nies ? C'est la dolce vita dont je vous parlais au tout dĂ©but du pĂ©riple. Et nous savons oh combien il faut en profiter car c'est une chance si rare de vivre ainsi, une chance victime d'une date de pĂ©remption.
Un panneau indique qu'il y a d'autres bains Ă l'intĂ©rieur. Nous dĂ©couvrons en effet une dizaine d'autres piscines aux tempĂ©ratures diverses. Il y a un beer spa. HĂ©las, la salle est fermĂ©e. Mathilde m'emmĂšne alors dans un hamam, Ă 50° il me semble. Puis nous nous dirigeons vers le sauna. Entre 70 et 90° cette fois-ci. Moi je me rĂ©gale. Ma cousine supporte un peu moins la chaleur. On dĂ©cide alors de sortir et de nous plonger dans le premier bain que l'on voit. L'eau est Ă 18°. Le choc est rude. LĂ , nous rencontrons Lucien, un Français. Il est un habituĂ© du Sziget et des bains thermaux. Pourtant, il n'a pas l'air Ă l'aise dans l'eau froide ahaha.
Un employĂ© vient nous dire de sortir car le centre ferme, on se change et on retrouve Lucien et deux autres Français Ă l'arrĂȘt de bus. Ils sont tous les trois venus seuls en Hongrie mais ont organisĂ© une colocation en Airbnb via un groupe Facebook. La technologie a du bon ;) On leur dit au revoir, en leur souhaitant de retrouver leur voix aprĂšs le festival, et l'on descend Ă un arrĂȘt non loin de chez nous.
Il y a une petit boulangerie Ă©tonnamment peu chĂšre. On achĂšte une spĂ©cialitĂ© sucrĂ©e chacune pour le petit dĂ©jeuner de demain et une spĂ©cialitĂ© salĂ©e pour ce soir. On a vraiment besoin de manger des lĂ©gumes alors on passe Ă©galement dans un petit Shop pour rĂ©cupĂ©rer une courgette. Comme les plaques ne fonctionnent pas, Mathilde fait cuire la courgette avec de l'eau de la bouilloire. On se rĂ©gale. Je fais de mĂȘme pour prĂ©parer les pĂątes pour la suite du voyage mais comme c'est plus compliquĂ© de savoir combien de temps laisser l'eau (car elle refroidit forcĂ©ment) je les fais beaucoup trop cuire. Tant pis, les pĂątes, ça reste bon dans tous les cas. On prend une douche et dormons vers 23h30.
Lundi 15/08/2022
Ce matin, rĂ©veil Ă 5h37. Et oui, encore une nuit de peu de sommeil. Direction l'Autriche !! Le bonheur. Un peu ric-rac sur le temps nous prenons le M1 puis un intercitĂ© pour rejoindre la gare de Budapest-Kelenfoeld. De lĂ nous embarquons dans le train de 6h55 en direction de Zurich. Cela fait maintenant 6h que nous sommes empilĂ©s dans le train, assises par terre (Mathide est debout un peu plus loin je crois). Le trajet a au moins l'avantage d'ĂȘtre direct jusqu'Ă Landeck-Zams (14h31) oĂč nous n'aurons plus qu'Ă prendre un bus Ă 15h09 pour rejoindre Kappl et notre chambre. Facile. Bref, j'ai saignĂ© du nez, un mec dort allongĂ© en plein milieu du couloir mais tout va bien, on a dĂ©gustĂ© nos spĂ©cialitĂ©s hongroises et je passe bientĂŽt Ă table pour le dĂ©jeuner. J'ai les jambes engourdies, assise sur un escaliers peu confortable mais c'est la vie que l'on a dĂ©cidĂ© de mener et je l'aime plutĂŽt bien.
Update : Mathilde a trouvé un siÚge !
Le compte à rebours est lancé, nous nous dirigeons vers notre derniÚre destination... Le mercredi 17 août vous découvrirez ainsi nos aventures autrichiennes! Et nous allons bien en profiter :))
INTERRAIL 7 - đKappl, Autriche.
Et voilà le moment tant redouté qui arrive à grand pas. Ce 7Úme et dernier post marque en effet la fin de notre périple avec Mathilde. 19 jours, 10 pays traversés, prÚs de 4000 km de rails, une 30aine de trains... Si il y avait eu un concours de voyage interrail on aurait trÚs sûrement gagné. Car tout s'est déroulé à la perfection et bien mieux qu'imaginé. Quelle aventure! Notre dernier stop à Kappl en Autriche referme ainsi la boucle...
Lundi 15/08/2022
Nous arrivons Ă Landeck-Zams Ă 14h31. Et comme initialement expliquĂ©, j'ai donc en effet parcouru ce trajet direct de 7h36... dans le couloir, assise sur des escaliers. Mais honnĂȘtement ça ne m'a pas gĂȘnĂ©e tant que cela. Pour autant j'ai commencĂ© Ă avoir vraiment mal Ă la gorge et cela est trĂšs probablement dĂ» Ă la nuit poussiĂ©reuse du festival. Mes poumons sont aussi bien compressĂ©s. Mais les escaliers, mĂȘme pas peur!
Alors on dĂ©barque ainsi en Autriche et que le paysage est beau! Depuis ma place collĂ©e Ă la porte, j'ai l'opportunitĂ© d'admirer les montagnes. C'est vrai que cela change de l'ambiance urbaine de Budapest. ArrivĂ©es Ă la gare, j'achĂšte un thĂ© en attendant le bus de 15h09 censĂ© nous mener jusqu'Ă notre hĂŽtel Ă Kappl. Un thĂ©... Ă 3€30? J'ai failli tousser et ça ce n'Ă©tait pas Ă cause du mal de gorge. On a vĂ©rifiĂ© plus tard et le prix semble ĂȘtre gĂ©nĂ©ralisĂ© Ă l'ensemble de la rĂ©gion. Comme quoi l'eau est peut ĂȘtre une source rare dans le Tyrol.
Le bus nous dépose à Kappl vers 15h45. On respire l'air frais et on sait immédiatement que l'on va se sentir bien ici. Nous vivrons dans ce village pendant à peine 42h, deux nuits. Nous avons en effet dû réduire le projet initial de 3 nuits afin que Mathilde rentre à temps sur Lyon pour un autre projet. Cela ne changera rien au fait que l'on en tirera le plus de souvenirs possible.
Premier souvenir d'ailleurs : il pleut. Il pleut des cordes et nous ça fait longtemps qu'on attendait ça. AprÚs la canicule, la transpiration permanente, la crÚme solaire et les bobs il faut ressortir le k-way, le pull et les pantalons bien chauds. J'ai un peu peur pour mon sac qui n'est pas totalement Waterproof (je n'ai pas pensé à prendre le protÚge pluie du Népal) mais nous ne sommes censées avoir que 5 minutes de marche pour atteindre le logement alors je cours en espérant que cela fera l'affaire. Bon, on galÚre un peu à trouver la bonne entrée alors on y arrive finalement au bout d'une dizaine de minutes. Mais tout va bien, le passeport est sec.
On sonne, un homme ĂągĂ© nous ouvre la porte. Pendant un temps on se regarde tous les trois sans rien dire. Il a dĂ» ĂȘtre surpris de voir ces deux jeunes filles dans son village perdu dans la nature. Nous avons en effet vu si peu de jeunes dans le coin. Alors le vieil homme s'esclaffe de rire et nous propose enfin d'entrer avec un "Hallo, Wilkommen!". On se rappelle enfin que les autrichiens parlent Allemand... "Danke serh!". Il nous prĂ©sente notre "chambre Ă©conomique" et nous sommes ravies. Un lit XXL, pas de risque que Mathilde se prenne un bras pendant la nuit, une superbe salle de bain, une tĂ©lĂ©, une table et un canapĂ©. On en voulait pas plus. On s'allonge une heure sur le lit, Ă©puisĂ©es. Je m'endors alors que ma cousine prend sa douche.






Vers 17h nous redescendons dans le village pour visiter. Avant de sortir, M. Juen nous interpelle et nous tend deux cartes. Des cartes afin d'utiliser tous les transports des environs gratuitement ainsi que (Mathilde demande confirmation) des remontĂ©es mĂ©caniques que nous avons aperçues un peu plus tĂŽt. Quelle chance! Nous ignorions que celles-ci Ă©taient inclues dans le prix de l'hĂŽtel (qui n'Ă©tait pas si cher). Alors comme ça nous n'aurons pas seulement droit Ă "l'exceptionnel petit dĂ©jeuner" mais Ă©galement Ă ce pass ?? Notre hĂŽte en profite pour nous demander si nous sommes sĆurs jumelles. Il a en effet dĂ» lire le formulaire d'arrivĂ©e avec les mĂȘmes noms et dates de naissance. Non non monsieur, nous sommes cousines, cousines jumelles. Il ne nous croit pas.
Comme nous sommes le 15 aoĂ»t tout est fermĂ© dans le village. Une fĂȘte se dĂ©roule pourtant sur la place principale, les gens sont en tenues traditionnelles. On en profite pour prendre un chocolat chaud dans le bistro du coin. 3€50, presque autant que le thĂ© ! Ăa nous rĂ©chauffe pour un temps. Mon mal de gorge ne s'arrange pas, il pleut toujours. Notre hĂŽte nous a trĂšs gentiment prĂȘtĂ© son parapluie. DĂ©cidĂ©ment, sa bienveillance nous touche. On rentre rapidement, Mathilde mange puis prend sa douche. Le temps que je termine la mienne elle dort dĂ©jĂ profondĂ©ment, bercĂ©e par le dessin animĂ© en allemand qui passe Ă la tĂ©lĂ©. Il est 19h30.
Mardi 16/08/2022
RĂ©veil Ă 8h30 aprĂšs prĂšs de 13h de sommeil. Mathilde commence Ă avoir un peu mal Ă la gorge aussi. Moi j'ai les sinus pris, un mal de crĂąne et les muscles engourdis. Mais cela ne rĂ©duit pas notre motivation. D'autant que nous commençons la journĂ©e avec le fameux petit-dĂ©jeuner ! Je pense qu'hier soir nous nous sommes couchĂ©es tĂŽt afin d'arriver au plus vite Ă ce moment ;) Alors nous nous prĂ©parons et descendons Ă la cuisine/salle Ă manger du rez-de-chaussĂ©e. Deux couples sont dĂ©jĂ installĂ©s Ă leur table. Notre hĂŽtesse, Mme Juen que nous rencontrons pour la premiĂšre fois, nous prĂ©sente la notre. Miam. Il y a dĂ©jĂ beaucoup d'aliments mais elle nous rajoute encore de la charcuterie, du cafĂ©, des yaourts, du jus d'orange, du fromage... et dĂ©voile des Ćufs en soulevant de petits bonnets. Elle s'assure plusieurs fois que nous avons tout ce qu'il nous faut. C'est parfait Madame! Je commence par du salĂ©. Tartine au beurre, poivron, jambon, fromage. Puis bretzel beurre, salami, fromage. Etc etc. Puis je termine par le sucrĂ©. Tartine de Nutella, marbrĂ© au chocolat. Ăa y va. Comme on n'a pas de repas pour le midi on dĂ©cide de se lĂącher et d'en faire un brunch. Quand la dame revient vĂ©rifier que tout va bien, elle nous propose de prendre le reste de pain et de confitures, jambons, fromages pour la journĂ©e. Ce que nous faisons avec grand plaisir! Puis nous lui demandons, ainsi qu'Ă son mari, de bonnes idĂ©es de randonnĂ©es. Tout l'Ă©change se fait en allemand, c'est Mathilde qui assure la traduction. En rĂ©alitĂ©, les restes de nĂ©erlandais me permettent de comprendre un peu aussi, mais je suis incapable de parler. Tout ce que l'on retient finalement c'est : prendre le bus, deuxiĂšme arrĂȘt, marcher, ne pas aller en bas ? Bref, on verra bien. En remontant dans notre chambre, nos lits sont faits. Merci...



Avant de prendre le bus de 10h16 on montre la feuille des horaires Ă notre hĂŽte. Il nous pointe du doigts l'arrĂȘt oĂč l'on doit s'arrĂȘter. Ce n'est pas du tout le deuxiĂšme, il s'agit du quatorziĂšme. Ăa commence bien. Alors nous sommes parties. Le bus est bondĂ© de monde. Je ne me sens pas bien. Nous restons debout. Il y a probablement une fĂȘte juive ces jours-ci d'ailleurs, Ă la vue du nombre de croyants que nous croisons tout au long de la journĂ©e, Ă moins qu'il n'y ait une communautĂ© dans le coin. Nous arrivons Ă destination vers 10h50, au quatorziĂšme arrĂȘt.
On suit la foule. En levant la tĂȘte nous apercevons des tĂ©lĂ©cabines. On se regarde et l'on comprend instinctivement que nous allons Ă©videmment en prendre une. Nous espĂ©rons que le pass marchera. Il y a du monde ici! La station de Ischgl semble ĂȘtre trĂšs importante. Nous montons dans la cabine n°41. Un panneau indique qu'il y a deux arrĂȘts. Alors c'est donc ici que nous devons aller jusqu'au deuxiĂšme stop ?! Compris. Nous passons de 1300m d'altitude Ă 2300m.
De lĂ -haut, nous sommes Ă©merveillĂ©es face au paysage. Des montagnes Ă perte de vue, des couleurs changeantes selon l'endroit oĂč nous posons les yeux. Un beau ciel bleu, parsemĂ© de nuages blancs purs. Il y a de multiples sommets qui s'Ă©lĂšvent autour de nous, certain surmontĂ©s d'une croix en bois. Une attire particuliĂšrement mon Ćil. Hors elle ne s'Ă©lĂšve qu'Ă 2879m et nous, nous souhaitons passer les 3000. Nous en repĂ©rons donc une autre Ă gauche.
Nous sommes Ă©puisĂ©es et dĂ©cidons d'emprunter un tĂ©lĂ©siĂšge pour s'avancer. Et pourquoi pas? A l'arrivĂ©e nous prenons une photo devant le logo de la station. Puis nous partons Ă gauche vers la croix. Ă peine 5 minutes plus tard nous nous arrĂȘtons. Nous ne sommes pas sĂ»res en effet de pouvoir atteindre cette deuxiĂšme croix sans devoir l'escalader. Et hors de question de prendre de risques alors nous faisons demi-tour et prenons le chemin vers la croix de 2879m, Ă droite. Celle-ci est atteignable. Elle nĂ©cessite selon les panneaux une marche de 45 minutes. On la voit et elle paraĂźt si proche.
Avec Mathilde nous grimpons un petit chemin parallĂšle. Celui-ci marque l'exact frontiĂšre entre la Suisse et l'Autriche. Hop, un pieds en Suisse, un pieds en Autriche, un pieds en Suisse, un pieds en Autriche. Et puis l'on s'arrĂȘte Ă nouveau. Je suis Ă bout de souffle, j'ai mal Ă la tĂȘte, Mathilde a les muscles tout engourdis. On se pose dans le godet d'une pelleteuse et on reste lĂ une dizaine de minutes. Les gens ont l'air de trouver ça drĂŽle. On hĂ©site Ă s'allonger totalement et faire une sieste mais le fond du godet est rempli d'eau. Alors on finit par se relever et reprendre le chemin.
Au bout d'une vingtaine de minutes, d'un peu d'escalade, de descentes et de montĂ©es, nous atteignons la croix repĂ©rĂ©e. L'endroit est si Ă©poustouflant et nous avons si peu d'Ă©nergie que nous nous arrĂȘtons lĂ Ă nouveau. Et que l'on ferme les yeux, allongĂ©es sur l'herbe et les rochers. Peu importe que le lieu ne soit pas si confortable, le soleil traversant les 20 degrĂ©s extĂ©rieurs nous apaise rapidement. Tout semble aller au ralenti et pourtant le temps passe si vite. Il est 14h. Ătre lĂ , faces Ă la nature, attentives au bruit des marmottes, des oiseaux et des insectes nous ramĂšne Ă nouveau Ă notre condition d'humain. Si petit. Si petit... Et que c'est bon parfois de se faire remettre Ă sa place.
Alors on finit par redescendre et l'on emprunte un second tĂ©lĂ©siĂšge pour rejoindre la Suisse. On en prend un troisiĂšme pour remonter plus haut. Bref, on fait la comparaison entre toutes les remontĂ©es mĂ©caniques des environs. Je pense que ma prĂ©fĂ©rĂ©e est celle orange, qui passe de l'Autriche Ă la Suisse. Il s'agit de la plus longue. Ă notre grand Ă©tonnamment, notre pass est valide partout. Il n'y a qu'une seule fois oĂč il refuse de marcher et un gars est obligĂ© de nous ouvrir la porte via sa tĂ©lĂ©commande. Mais c'est vrai que cette carte de la rĂ©gion s'avĂšre extrĂȘmement pratique. Et si inespĂ©rĂ©e... c'est fou la chance que l'on a. D'autant que Mathilde ne semble plus avoir la force de marcher du tout. Elle a chaud, froid, mal. Je la force Ă prendre enfin un Doliprane ahaha Le mien m'a fait du bien. Quoi qu'il en soit on y va molo, ça ne sert Ă rien de gĂącher l'aventure autrichienne par un malaise.
Il est 15h30, on s'assoit sur un espace plat et vert. On ressort enfin nos pains du matin. Mathilde a hĂąte de goĂ»ter son petit pot de caramel rĂ©cupĂ©rĂ© du petit-dĂ©jeuner. Moi je commence avec un pain bretzel. Je pense que manger nous fait beaucoup de bien sur le moment. Nous n'avions absolument pas la sensation de faim, mais cela nous redonne de l'Ă©nergie. Mathilde se sent dĂ©jĂ mieux. En revanche elle fait un peu plus la tĂȘte lorsqu'elle se rend compte que le pot ne contient pas du caramel mais du pĂątĂ©. On s'y met Ă deux pour le finir. Ce n'est pas mauvais. Il est 16h, on entame une sieste d'une heure.
Je me rĂ©veille enfin et pars en fou rire en dĂ©couvrant le visage de Mathilde totalement rougi par le soleil. Comme deux grandes touristes aveuglĂ©es par la fraĂźcheur nouvelle et la pluie du pays, nous n'avons pas emportĂ© nos chapeaux et nos crĂšmes solaires. Cela fera Ă©galement bien rire nos hĂŽtes Ă notre retour. Ă 16h56 nous dĂ©cidons de nous lever et de rejoindre les tĂ©lĂ©cabines. 16h58, face Ă l'entrĂ©e, ma cousine remarque le panneau "Last round, 5pm", autrement dit, dernier tour des tĂ©lĂ©cabines Ă 17h. Il est 16h59 quand nous entrons dans la cabine. Quelle chance je vous dis, quelle chance! On se rĂ©pĂšte quotidiennement qu'une bonne Ă©toile nous parraine. D'autant qu'en bas le bus arrive en mĂȘme temps que nous, nous offre une place assise et nous sommes de retour Ă la maison pour 18h.
Ce soir est le dernier soir en Autriche, et le dernier soir du pĂ©riple dans sa globalitĂ©. DĂ©jĂ ?... Alors on prend nos douches, je sĂšche mes cheveux, et nous sommes parties. Hors de question de ne pas respecter notre rituel de fin de sĂ©jour : petit restaurant du coin. Nous optons pour le bistrot dans lequel nous avions pris des chocolats chauds Ă notre arrivĂ©e. Nous avions pensĂ© Ă une fondue initialement, mais le seul restaurant en proposant impose un prix de 28€/personne. Surtout, nous n'avons vraiment pas l'appĂ©tit pour un tel plat. Alors nous nous rabattons sur des soupes locales.
Comme les autrichiens mangent tĂŽt nous ne sommes pas sĂ»res que la cuisine soit encore ouverte. En effet, la serveuse nous dit qu'elle est seule et que ça l'arrangerait que nous prenions des soupes. Avec plaisir Madame, nous en parlions justement ! J'opte pour une soupe aux crĂȘpes Ă 3€40. Et Mathilde une soupe au paprika Ă 6€80. Nous sommes ravies de nos choix, toutes deux sont succulentes. Et nous les partageons pour en profiter doublement. Comme nous n'avons pas fait d'excĂšs, nous nous autorisons un dessert. Quel dessert ? me direz-vous. Une glace, Ă©videmment. Deux boules au chocolat pour Mathilde et une pour moi. Une? Ne vous inquiĂ©tez pas, j'ai avant tout dĂ©gustĂ© un excellent gĂąteau aux pommes. Incroyable. DĂ©cidĂ©ment, j'aime beaucoup l'idĂ©e de goĂ»ter les spĂ©cialitĂ©s des pays visitĂ©s. Je suis déçue parfois (comme la viennoiserie Ă Ljubljana, goĂ»t pĂ©trole) mais c'est en gĂ©nĂ©ral une trĂšs bonne dĂ©couverte !
Ă la demande de ma tante, voici d'ailleurs le classement finale des glaces du voyage đ :
1/ Boules chocolat/noisette à Bogliasco, Italie (glace à la noisette spectaculaire, et paysage d'autant plus féérique)
1 ex Êquo/ Boule dark chocolate à Pula, Croatie (vraiment incroyable, je ne sais pas comment vous la décrire).
2/ Boule dark chocolate/myrtille à Ljubljana, Slovénie.
3/ Boule noisette Ă DivaÄa, SlovĂ©nie.
4/ Boules chocolat/citron Ă GĂȘnes, Italie.
5/ Boule chocolat Ă FaĆŸana, en Croatie.
6/ Boule chocolat Ă Kappl, Autriche.
7/ Boule vanille Ă Budapest, Hongrie (dans la brioche).
8/ Boule orange Ă Pula, Croatie (regrettable).
Hélas, je n'ai pas les adresses exactes.
La grande gagnante ex aequo, dark chocolate Ă Pula đŠđ :
On prend ensuite le temps de sortir nos téléphones et d'entamer un compte-rendu final. Mon téléphone filme, celui de Mathilde fait un enregistrement audio. On retrace tout notre parcours, on se rappelle les petites galÚres, les grandes surprises.



On se rend compte de la chance que l'on a d'effectuer un tel voyage. De l'audace aussi, de partir ainsi sans savoir oĂč nous terminerons. Je remercie Mathilde d'avoir fait partie de ces souvenirs Ă jamais gravĂ©s en ma mĂ©moire. Je la remercie d'avoir Ă©tĂ© une acolyte hors pair, d'avoir partagĂ© mes fous rires et en avoir souvent Ă©tĂ© Ă l'origine. Je remercie la vie pour l'aventure vĂ©cue, et surtout vĂ©cue sans problĂšme majeur (nous n'avions pas d'assurance voyage!!!). Je suis reconnaissante envers les hasards qui l'ont rendu encore plus palpitante. Le camping en Italie, le Airbnb en Hongrie, l'hĂŽtel familial en Autriche. Tout n'Ă©tait qu'une dĂ©cision de derniĂšre minute, une dĂ©cision instinctive mais bel et bien dĂ©cisive. Nous avions planifiĂ© suffisamment pour nous laisser porter sans crainte par ce qui restait encore d'incalculĂ©. Je me rappelle cette journĂ©e en Scooter en Italie, cette libertĂ© ressentie. Je me rappelle ce prĂȘt de vĂ©lo Ă DivaÄa, cette ascension dans les collines et ce retour avec un pneu crevĂ©. Je me rappelle ce soir lĂ en Croatie oĂč nous avons Ă©tĂ© ramenĂ©es par un groupe d'allemands alors qu'ils fĂȘtaient leur premiĂšre soirĂ©e dans le pays. Je me rappelle cette aprĂšs-midi Ă Ljubljana, passĂ©e dans un cinĂ©ma Ă regarder les Minions en slovĂšne car les vĂ©los de la ville ne marchaient pas. Je me rappelle cette nuit au Sziget Festival, sur l'Ăźle de la LibertĂ©, Ă danser jusqu'Ă ne plus en pouvoir. Je me rappelle enfin cette escapade dans les montagnes autrichiennes et suisses, facilitĂ©e par un pass que l'on espĂ©rait mĂȘme pas. Je me rappelle de tout ça et de tant d'autres instants encore. Une infinitĂ© de moments si prĂ©cieux, si rĂ©vĂ©lateurs, si formateurs.
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DĂšs le dĂ©but de cette rĂ©trospection je sens les larmes monter. Une prise de conscience qui surgit Ă l'improviste et l'Ă©motion qui me prend tout Ă coup. Un nouveau chapitre se ferme. Et ce qui est beau, c'est important pour moi de l'Ă©crire, c'est que je n'ai mĂȘme pas envie de le recommencer. Il n'y a aucun regret, aucune nostalgie, tout a Ă©tĂ© parfait du dĂ©but Ă la fin et rien n'a Ă ĂȘtre repris. Pendant longtemps, dĂšs qu'un beau passage de ma vie prenait fin je m'empressais de le regretter, je ressentais ce manque. Aujourd'hui je ressens moins ce vide car l'instant que m'offre le prĂ©sent est vĂ©cu pleinement. Mon retour en France et avec mes parents est une nouvelle aventure que je croque Ă pleines dents. Mon dĂ©part pour Lille et ma rentrĂ©e universitaire en sera une autre. J'accepte que tout est Ă©phĂ©mĂšre, tout a son temps, son sablier, et c'est sĂ»rement ce qui rend ces souvenirs d'autant plus mĂ©morables. Alors j'accepte. Je prends le temps qu'il me faut pour accepter...
La vidĂ©o s'Ă©teint involontairement alors que quelques larmes finissent par couler sur mes joues et que je cache mon visage de mes mains. On en rigole avec Mathilde. On reprend l'enregistrement, la serveuse passe plusieurs fois nous demander si l'on a besoin de quelque chose. Tout va bien, "Vielen dank gnĂ€dige frau". La vidĂ©o s'arrĂȘte Ă nouveau (toutes les 32min24) alors on reprend Ă plusieurs reprises. Aucune minute d'enregistrement n'est perdue.
Au bout d'une heure trente la nuit est tombée, nous commençons à fatiguer et décidons d'aller nous coucher. Nous remontons au logement, laissons un mot à nos hÎtes pour les prévenir que nous prendrons le petit-déjeuner à 8h le lendemain et dormons sans plus tarder. Demain soir, je m'endormirai chez moi.
Mercredi 17/08/2022
Ce soir, je ne m'endors pas chez moi. AprĂšs un nouveau petit dĂ©jeuner "exceptionnel" nous disons au revoir Ă nos hĂŽtes et prenons le bus de 9h10. Puis le train de 10h33. Rapidement, nous prenons du retard, je loupe ma correspondance pour Dijon, dĂ©cide de suivre Mathilde jusqu'Ă Lyon, il a de la pluie, des orages, je loupe une nouvelle correspondance pour Aix car un arbre bloque les rails. Il est 19h, je suis dans l'incapacitĂ© de rentrer Ă Toulon. Ăa fait partie de l'aventure... Sur le moment je suis seulement Ă©nervĂ©e de faire des frais supplĂ©mentaires. Mais je prends mes Ă©couteurs, choisis une playlist alĂ©atoirement, mange ma banane autrichienne et mes pains jambon beurre ou Nutella du matin, lis le message d'un ami et le sourire revient sur mon visage. La dĂ©cision est prise de rester Ă Lyon pour la nuit et je suis magnifiquement bien accueillie chez mon oncle et ma tante. Nous ne sommes jamais seules au long de ces voyages. Quelle chance encore une fois. Merci ma bonne Ă©toile. Ma cousine avait d'ailleurs passĂ© commande de lĂ©gumes et de fruits. Nous sommes servies! Merci, merci. Nous sommes ravies d'Ă©changer sur ces 3 semaines passĂ©es et si fiĂšres de montrer nos trĂ©sors de guerre. Il est 22h30, je m'endors sans plus tarder.








(on dirait 2 enfants ahaha)
Jeudi 18/08/2022
Ce matin, lever 8h. Que c'est bon de se lever en famille. Petit-dĂ©jeuner, derniĂšre banane autrichienne, Praluline de Lyon offerte par la grand-mĂšre đ Succulant. Je pars Ă 8h37 et prends mon 1er train Ă 9h06. ArrivĂ©e Ă Marseille je prends mon dernier train du pĂ©riple Ă 11h02. Direction La Garde, la maison, les parents.
Notre pĂ©riple prend fin et le fait de la plus belle des maniĂšres (avec 55€ de frais supplĂ©mentaires tout de mĂȘme ahaha). Je tourne la page et suis prĂȘte Ă entamer un nouveau chapitre ... ;)
Ă tous ceux qui ont suivi notre Ă©popĂ©e, petits et grands, je ne saurais que vous conseiller ces pass interrails. Certes nous sommes passĂ©es par quelques petites galĂšres de correspondances, de retards, de frais de rĂ©servations, mais le voyage en lui mĂȘme en vaut largement la peine. Comment se rendre compte de la chance de vivre de si beaux moments s'il n'y a aucun effort fourni pour en vivre ? Il y a aussi les longs trajets en train (aprĂšs tout c'est le principe d'interrail) mais il suffit d'une bonne occupation (comme Ă©crire un journal de bord!!!) pour que le trajet passe Ă une vitesse folle. Ătonnamment j'ai trĂšs peu de souvenirs des trains tant j'Ă©tais plongĂ©e dans l'Ă©criture.
Ă tous ceux qui vont sur leur 18 ans plus prĂ©cisĂ©ment, tentez votre chance pour obtenir ces pass gratuitement via le concours DiscoverEU, lancĂ© par l'Union EuropĂ©enne. En bĂ©nĂ©ficier nous a permis de voyager dans 6 pays sans rĂ©el frais de voyage. Nous avons tout de mĂȘme dĂ» financer les logements, la nourriture et les loisirs. Pour vous donner une idĂ©e, nous en avons eu chacune pour un peu moins de 1000€ au total (pour 18 jours). Comprenant le billet d'entrĂ©e au Sziget festival notamment ;) Encore une fois, cela n'a pas Ă©tĂ© vĂ©cu comme une charge mais comme une opportunitĂ© de mĂ©riter encore plus le pĂ©riple aprĂšs avoir travaillĂ© pour rĂ©cupĂ©rer les fonds nĂ©cessaires. L'expĂ©rience en elle-mĂȘme est l'occasion d'en apprendre plus sur les autres, sur le monde, sur soi et je la souhaite absolument Ă tous.
Merci, encore merci, et Ă trĂšs vite pour de prochaines aventures đ

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